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Plasma riche en plaquettesGénéralités

Les lésions tendineuses ou tendinopathies (maladies du tendon) font partie des blessures (du sportif ou non) les plus fréquentes de l’appareil locomoteur et représentent plusieurs millions de cas par an dans le monde.

Elles font partie de ces pathologies dont on pourrait imaginer qu’elles sont faciles à traiter et qui pourtant compliquent la vie des patients mais aussi de leurs médecins.

Les tendinites sont la première cause de douleurs chroniques et de séquelles fonctionnelles du sportif. Elles sont le plus souvent d’origine sportive mais aussi d’origine professionnelle.

Pour les sportifs, de haut niveau ou pas, elles peuvent contrarier une saison voire empêcher une reprise et au-delà, stopper une carrière.

Pour les salariés, aujourd’hui classées dans les troubles musculo-squelettiques (TMS) au travail, celles-ci représentent notamment un grave problème de santé au travail pour des millions de travailleurs à travers le monde.

Patients mais aussi médecins pensent trop souvent, et à tort, qu’il suffit de deux ou trois semaines de repos et un peu d’anti-inflammatoires afin d’en finir avec une tendinite.

Mais……

Combien en sont réellement guéris en trois semaines…. ?

Combien errent de cabinets de médecins (médecin généraliste, médecin du sport, rhumatologue, chirurgien orthopédiste…) en cabinets de kinésithérapeutes, en passant par les ostéopathes, acuponcteurs et autres médecines parallèles ?

Combien de patients ne seront jamais totalement débarrassés de ces douleurs ?

Parmi l’arsenal thérapeutique du médecin, il existait jusqu’à présent la kinésithérapie, les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), les antalgiques et autres traitements de la douleur, et surtout les infiltrations de corticoïdes, dont on sait aujourd’hui le manque de bénéfice sur le long terme dans ces tendinopathies chroniques voire les risques inhérents à ceux-ci (défaut de régénération tendineuse, risques de ruptures post-infiltration, infections….) ; puis la chirurgie…

Depuis quelques années les sportifs puis les non-sportifs se proposent de se faire traiter par un nouveau type d’infiltration : le PRP ou plasma enrichi en plaquettes (platelet rich plasma therapy).

 

Pour commencer : qu’est-ce qu’un tendon ?

Il s’agit de la structure qui permet au muscle de s’insérer (se fixer) à un os. Le tendon permet donc de faire la jonction entre le muscle et l’os (de part et d’autre du muscle), afin de créer par conséquent une action musculaire (flexion, rotation, extension…).

 

Qu’est-ce qu’une tendinopathie ?

Il s’agit d’une affection dégénérative du tendon liée à une souffrance de ce dernier avec mise en place d’une force suffisante de tension associée à des facteurs liés à l’activité (répétition, posture contraignante….). Elle débute a priori par une inflammation, mais dégénère.

Il ne faut pas confondre avec la ténosynovite qui consiste en une lésion tendineuse associée à une inflammation de la gaine du tendon. Dans ces conditions, on retrouve en particulier un épanchement autour du tendon le long de sa gaine.

 

Comment se déclenche une tendinite ?

Pour cela il faut des sollicitations anormales bien que paraissant parfois banales, ou bénignes car quotidiennes et habituelles (c’est le cas du travail de bureau par exemple).

Les facteurs quantité et qualité sont primordiaux :

  • Quantité excessive : surcharge de travail du tendon ou sur-utilisation ;
  • Qualité inappropriée : matériel inadapté, technique inadéquate, posture incorrecte…
  • A cela viennent s’ajouter de très nombreux facteurs environnementaux qui aggravent le problème : température, fatigue, stress, état général, hydratation, troubles alimentaires, maladies intercurrentes, infections, tabagisme, âge (vieillissement des fibres tednineuses), troubles métaboliques (thyroïde, diabète…), anomalies posturales….

Il en résulte alors un déséquilibre entre la sollicitation de ces tendons et leur capacité de régénération.

Si le geste nocif ou la surcharge de travail perdure, la blessure s’aggrave et le tendon perd sa capacité à soutenir le mouvement incriminé. Celui-ci, si la sollicitation anormale persiste, dégénère.

On parle alors de tendinite chronique.

On parle de dégénérescence fibro-angioblastique du tendon.

On comprend dès lors, si l’on parle de dégénérescence, que les anti-inflammatoires notamment (cortisone, infiltration cortisonée y compris) ne peuvent plus rien pour le patient…. Et pour le médecin.

 

Symptômes

 En général on retrouve :

  • douleur, initialement présente lors de certains mouvements, mais qui peut devenir quotidienne et permanente ;
  • parfois un gonflement ;
  • parfois un nodule à la palpation.

 

Sites les plus souvent atteints

  • Tendons épicondyliens (muscles extenseurs du poignet s’insérant au coude : douleur du coude) : tennis, travail à la chaine, bureau (souris d’ordinateur) 
  • Tendon rotulien 
  • Tendon d’Achille ou calcanéen : surpoids, marche, course à pied 
  • Aponévrose plantaire (voûte plantaire) : danse, marche, course à pied, patient en surpoids 
  • Tendinite de la coiffe des rotateurs (épaule) : sports de ballon (hand, volley…), natation, ouvriers travaux publics, bâtiment 
  • Autres sites tendineux….. (main, doigts, poignet, hanche……).

 

Diagnostic de la tendinite

Il est d’abord clinique. Le médecin teste le tendon (palpation, étirement et étirement contre résistance).

Les examens complémentaires : Échographie surtout, Imagerie par Résonnance Magnétique.

 

Les traitements conventionnels

  • Repos du geste nocif avant tout 
  • Mesures « environnementales » : fatigue, traitement des infections intercurrentes, hydratation, terrain acide 
  • Kinésithérapie : massages, physiothérapie (US : ultrasons, électrostimulation….), travail excentrique ou méthode de Stanisch par exemple, ondes de chocs 
  • Chirurgie : peignage, désinsertion, parage, réinsertion 
  • et PRP désormais !

 

Quel est le principe d’une infiltration de plasma enrichi en plaquettes ?

Il s’agit d’injection intra-tendineuse de plasma autologue (prélevé sur le patient atteint de cette tendinite) dont la concentration en plaquettes va être au moins 2,5 fois supérieure à la concentration normale du sang.

Les plaquettes contenues dans le prélèvement, vont « s’activer » au contact du tissu lésé (lésion tendineuse) et entraîner leur dégranulation. Les granules alpha ainsi présents dans les tissus vont libérer de nombreux facteurs de croissance physiologiques responsables de la régénération tissulaire. Parmi ces facteurs de croissance, on retiendra principalement le vascular endothelial growth factor (VEGF) et le Plateled derived growth factor (PDGF), responsables de vascularisation (apport sanguin) et de croissance cellulaire, ainsi que les TGFb et bFBF (transforming growth factor et fibroblast growth factor) agissant sur l’endothélium et les fibroblastes responsables notamment de la fabrication du collagène, élément prédominant du tissu tendineux.

L’objectif étant donc de déclencher la libération d’un maximum de facteurs de croissance afin de démarrer la régénération du tendon malade.

 

A quel endroit peut-on infiltrer du PRP ?

A priori sur tous les tendons, à condition de réaliser les injections avec précision, et toutes les publications s’accordent sur ce point, on injecte du PRP sous repérage échographique.

 

Comment se passe une injection de PRP ?

  • Le premier temps : prise de sang classique. On utilise du sang veineux, on prélève entre 15 et 30 ml selon les systèmes de prélèvement et de centrifugation employés.
  • Centrifugation : le sang est ensuite centrifugé. On ne conserve que le sérum qui contient les plaquettes d’où le nom de concentré plaquettaire. Le volume récupéré dépend à la fois du volume de sang prélevé puis du système utilisé pour la centrifugation. On récupère selon les kits entre 3 et 10 ml de plasma enrichi. Cette première partie ne fait pas l’objet d’une prise en charge par la Sécurité sociale et reste à la charge du patient.
  • Injection du PRP guidée par échographie. On dispose de quelques minutes pour injecter le PRP. Les plaquettes peuvent être activées par adjonction d’un activateur, ou bien s’activer elles-mêmes naturellement au contact des tissus.

On sait que 95 % des plaquettes s’activent dans la première heure et que leur diffusion dépasse peu les limites de la lésion, d’où l’intérêt d’une infiltration précise écho-guidée.

Quelle que soit la technique utilisée, il est nécessaire d’éviter que les plaquettes puissent s’activer avant d’avoir été injectées dans le tissu lésé.

Après désinfection soignée et sans anesthésie locale, le concentré plaquettaire est injecté de façon stérile, sous contrôle échographique ou radiographique au niveau de la région  pathologique.

ATTENTION : on n’anesthésie pas le site injecté de manière à ne pas entraver l’activation plaquettaire. De même on interdit toute prise d’anti-inflammatoires avant le geste d’infiltration puis dans les trois semaines suivantes, pour éviter le risque d’annulation de la régénération.

Cette partie fait l’objet d’une prise en charge classique par la Sécurité sociale.

Plasma riche en plaquettes

Plasma riche en plaquettes

 

Combien d’injections sont nécessaires ?

1 à 3 injections sont nécessaires en règle générale. Dans les cas de fissures intra-tendineuse, une seule injection peut tout à fait suffire.

 

Y a-t-il des risques liés au dopage ?

NON, l’AMA, agence mondiale anti-dopage, a autorisé l’utilisation de ce protocole de soins en 2011. La technique ne fait, depuis cette date, plus partie des produits dopants.

 

Quelles sont les contre-indications ?

Les contre indications - a priori - sont en particulier les troubles sanguins (maladie des plaquettes, maladies hématologiques ou de coagulation), les infections en cours.

Votre médecin doit vous expliquer la technique et vous faire signer un document d’accord préalable à l’injection.

 

Y a-t-il des risques liés à l’injection ?

Sont publiés des articles très régulièrement dans les revues scientifiques médicales internationales. Malgré le faible nombre de cas étudiés dans ces études en général, toutes admettent l’absence d’effets indésirables et l’innocuité totale de ces injections.

 

Quelle est l'efficacité de ces traitements ?

Pour le moment, les études sont de plus en plus nombreuses mais manquent de haut niveau de preuve. De manière générale, les centres pratiquant ces injections sont d’accord pour affirmer que le potentiel des PRP est important.

Cela dit, ces utilisateurs sont tous d’accord aussi pour affirmer que de grandes études, avec homogénéisation des systèmes de prélèvements (systèmes, concentration plaquettaire, nombre d’injections, délais entre les injections, délais par rapport au début de la tendinite, état préalable du tendon au moment de l’injection) sont nécessaires.

Parlez-en à votre médecin.

 

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Qui sont nos médecins spécialistes disponibles pour une téléconsultation ?

Cardiologie : Dr MOUQUET Frédéric

Chirurgie urologique : Pr YIOU René

Gynécologie médicale : Dr LEROUX Caroline

Gynécologie médicale, assistance à la procréation : Dr ALVAREZ Silvia

Gynécologie médicale, assistance à la procréation : Dr THIERS-BAUTRANT Dominique

Gynécologie-obstétrique, assistance à la procréation : Dr BENCHIMOL Yéhouda

Gynécologie-obstétrique, chirurgie gynécologue et mammaire : Dr LEVEQUE Christine

Gynécologie-obstétrique, urodynamique : Dr CHATEL Paul

Gynécologie-obstétrique, assistance à la procréation : Dr EL IRANI Elie

Gynécologie-obstétrique, échographie : Dr MAMY Laurent

Gynécologie-obstétrique : Dr PETIT Laurent

Médecine générale : Dr BERNAL Alexis

Médecine générale : Dr BONNET Pierre-André

Médecine générale : Dr DESGROIS Catherine

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Médecine générale : Dr MONDET Bastien

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Médecine interne : Dr FINAUD Michaël

Médecine vasculaire, médecine préventive : Dr BOSSY Faïza

Ophtalmologie : Dr BEN KEMOUN Paule-Annick

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Psychiatrie : Dr ASQUIER Thierry

Rhumatologie : Dr PIZZUTI Philippe

Annuaire du Conseil National de l'Ordre des Médecins

Tout savoir sur la téléconsultation

Qu'est-ce que la téléconsultation ?

Qui peut pratiquer une téléconsultation ?

Qui peut se voir proposer une téléconsultation ?

Quelles sont les conditions préalables à une téléconsultation ?

Quelles sont les conditions pour pouvoir bénéficier d'un remboursement ?

Comment se déroule une téléconsultation ?

Quels sont les tarifs et règles de prise en charge applicables à la téléconsultation ?

Comment régler une téléconsultation ?

Pour quels motifs je peux téléconsulter ?

Pourquoi choisir Doctinet.Info ?

Dernières statistiques sur les téléconsultation en France

 

Tout savoir sur la téléexpertise

Qu'est-ce que la téléexpertise ?

Qui peut pratiquer une téléexpertise ?

Qui peut se voir proposer une téléexpertise ?

Comment se déroule une téléexpertise ?

Quels sont les prérequis nécessaires à la téléexpertise ?

 

 

 

Tout savoir sur la téléconsultation

 

Qu'est-ce que la Téléconsultation ?

La téléconsultation est une consultation réalisée à distance d’un patient par un médecin. Elle est obligatoirement réalisée par vidéotransmission et ne peut donc avoir lieu par téléphone.

 

Qui peut pratiquer une téléconsultation ?

Tout médecin peut recourir à la téléconsultation.

 

Qui peut se voir proposer une téléconsultation ?

Tous les patients peuvent bénéficier d'une téléconsultation. Cependant, cette proposition relève de la seule décision du médecin (médecin traitant, médecin en accès direct ou médecin correspondant, selon les cas) qui doit juger de la pertinence d’une prise en charge médicale à distance plutôt qu'en face à face. En tout état de cause, une téléconsultation doit toujours être réalisée en alternance avec des consultations en face-à-face.

 

Quelles sont les conditions préalables à une téléconsultation ?

Le médecin « téléconsultant » doit connaître le patient, ce qui implique que vous ayez eu au moins une consultation physique avec lui (cabinet, domicile patient ou établissement de santé) au cours des 12 derniers mois précédant la téléconsultation. Le patient doit être informé des conditions de réalisation de la téléconsultation et donner son consentement avant la réalisation de l'acte.

 

Quelles sont les conditions pour pouvoir bénéficier d'un remboursement ?

La téléconsultation s’inscrit dans le respect du parcours de soins coordonné, ce qui suppose que vous ayez été orienté initialement par votre médecin traitant vers le médecin téléconsultant (si celui-ci n’est pas le médecin téléconsultant).

Des exceptions à cette règle existent cependant. En effet, le respect du parcours de soins pour tout recours à une téléconsultation n’est pas exigé pour :

  • l’accès aux spécialistes en accès direct (gynécologie, ophtalmologie, stomatologie, chirurgie orale ou en chirurgie maxillo-faciale, psychiatrie ou neuropsychiatrie et pédiatrie) ;

  • les patients âgés de moins de 16 ans ;

  • une situation d’urgence ;

  • les patients ne disposant pas de médecin traitant ou dont le médecin traitant est indisponible dans un délai compatible avec leur état de santé. Dans ce cas, il pourra être fait exception au parcours de soins et à l’obligation de connaissance préalable du patient par le médecin pratiquant la téléconsultation. Les patients devront pour cela se rapprocher d’une organisation territoriale organisée avec des médecins volontaires, ce qui leur permettra :

    • d’être pris en charge rapidement compte tenu de leurs besoins en soins ;

    • d’accéder à un médecin compte tenu de leur éloignement des professionnels de santé ;

    • d’être en mesure dans un second temps, de désigner un médecin traitant pour leur suivi au long cours et de réintégrer ainsi le parcours de soins.

 

Comment se déroule une téléconsultation ?

Une téléconsultation se déroule comme une consultation classique, en partant d’une demande de rendez-vous, spontanée ou conseillée par votre médecin traitant.

Avant la consultation, le médecin vous envoie un lien Internet, vous invitant à vous connecter à l’heure prévue du rendez-vous à un site Internet ou une application sécurisés, depuis un ordinateur ou une tablette équipés d’une webcam et reliés à Internet. Pour la demande d'un rendez-vous de téléconsultation et pour tout autre échange avec le médecin, il est recommandé de disposer d'une adresse mail sécurisée, comme en propose gratuitement Protonmail.

À l’issue d’une téléconsultation, le médecin peut établir, si nécessaire, une prescription (ordonnance de médicaments ou d’examens complémentaires), qui vous sera transmise sous format papier, par voie postale, ou sous format électronique, via notamment une messagerie sécurisée, dans des conditions garantissant la confidentialité et la sécurité des échanges. Les ordonnances sont valables en France et dans toute l'Union Européenne. Le médecin peut également effectuer des démarches administratives en ligne auprès le la sécurité sociale  comme le renouvellement de protocoles de soins et ALD, une prescription de transport ou une déclaration simplifiée de grossesse. Je règle ma consultation en ligne. Je me fais rembourser comme d'une consultation classique.

À la fin de la téléconsultation, le médecin rédige un compte rendu, l’archive dans son « dossier patient », dans votre Dossier Médical Partagé (DMP) si vous l’avez ouvert, et le transmet à votre médecin traitant s’il ne l’est pas. Cette étape permet d’assurer un meilleur suivi et de faciliter la prise en charge coordonnée entre professionnels de santé.

Recommandations de la HAS (haute autorité de santé) pour la qualité et la sécurité des actes de téléconsultation et de téléexpertise.

 

Quels sont les tarifs et règles de prise en charge (remboursement) applicables à la téléconsultation ?

La téléconsultation est facturée par le médecin téléconsultant au même tarif qu’une consultation en face-à-face, selon la spécialité et le secteur d’exercice du médecin (secteur 1, secteur 2). L'acte de téléconsultation facturé sous les codes TCG ou TC est rémunéré au même tarif qu'une consultation en présentiel et les majorations prévues à la convention peuvent s'ajouter dans les mêmes conditions (voir la Cotation des actes de Télémédecine / Téléconsultation).

Les modalités de remboursement sont les mêmes que pour une consultation classique. Les taux de prise en charge sont les mêmes : prise en charge à 70 % par l’Assurance Maladie ou davantage si, par exemple, la téléconsultation porte sur un affection de longue durée dans le cadre d’un protocole de soins, dans le cadre d’une maternité...

Le médecin téléconsultant de son côté vous envoie une feuille de soins papier (FSP) ou alors télétransmet une feuille de soins éléctronique (FSE) en mode dégradé à la sécurité sociale pour vous permettre le remboursement de la téléconsultation (SESAM sans Vitale : le médecin et le patient sont exonérés de l’envoi de pièces justificatives papier).

 

Comment régler une téléconsultation ?

Les modes de paiement restent les mêmes que pour une consultation classique. Ainsi, c’est le médecin qui doit préciser les modalités de règlement de sa consultation :

  • virement bancaire ;
  • chèque ;
  • paiement en ligne ;
  • ou application du tiers-payant.

Vous pourrez retrouver la trace de cette facturation sous le libellé « Téléconsultation » dans votre décompte de remboursements.

CarteVitale

Les consultations sont remboursées depuis le 15 septembre 2018 dans les mêmes conditions de prise en charge et de remboursement appliquées par l’Assurance Maladie que celles qui s’appliquent aux consultations en cabinet

 

Pourquoi choisir Doctinet.Info ?

  • Doctinet Info est crée et géré exclusivement par des médecins ;
  • Simplicité de la mise en relation entre le patient et le médecin ;
  • Aucune base de données ;
  • La solution ne demande aucune installation de logiciel évitant tous les problèmes de sécurité inhérents à un téléchargement. L’accès à la caméra et au micro nécessite la validation explicite de l’utilisateur. Lors de la téléconsultation, la communication est chiffrée de bout en bout et aucun flux vidéo ou son ne sont sauvegardés sur un serveur. Un simple navigateur, webcam et microphone suffisent. Pas de compte utilisateur requis. Connexion simple et sécurisée.
  • Indépendance du médecin vis-à-vis des plateformes de prise de rendez-vous en ligne ; de son éditeur de logiciel de gestion du cabinet médical ; des mutuelles et des assurances ;
  • Tarifs imbattables. Vous payez uniquement le module de téléconsultation et rien d'autre (agenda en ligne, dossier médical etc.) ;
  • Respect de la réglementation RGDP.

 

Dernières statistiques sur les téléconsultations en France

L'objectif fixé par l'assurance maladie tablait sur 500 000 actes de télémédecine en 2019.

 

Nombre total de téléconsultations remboursées par l'assurance maladie

 

Nombre moyen de téléconsultations remboursées par l'assurance maladie par semaine

 

Répartition des tétéconsultations

 

Imprimante

Sources

Bilan à 6 mois de la Télémédecine AMELI

Le journal du dimanche 04 mai 2019

 

 Tout savoir sur la téléexpertise

 

Qu'est-ce que la téléexpertise ?

La téléexpertise permet à un médecin, dit « médecin requérant », de solliciter un confrère, dit « médecin requis », en raison de sa formation ou de sa compétence particulière, sur la base d’informations ou d’éléments médicaux liés à la prise en charge d’un patient, et ce, hors de la présence de ce dernier.

Toutes les situations médicales sont potentiellement concernées par la téléexpertise.

Le recours à la téléexpertise relève de la décision du médecin requérant et l’opportunité de sa réalisation relève de la responsabilité du médecin requis.

 

Qui peut pratiquer une téléexpertise ?

Tout médecin peut recourir à la téléexpertise, quels que soient : sa spécialité, son secteur d’exercice et son lieu d’exercice, en ville ou en établissement de santé (cabinet de ville, maison de santé, centre de santé, Ehpad, hôpital, clinique…).

 

Qui peut se voir proposer une téléexpertise ?

Dans un premier temps, et ce jusqu’à la fin de l’année 2020, la téléexpertise sera réservée aux patients pour lesquels l’accès aux soins doit être facilité au regard de leur état de santé ou de leur situation géographique :

  • les patients en affection longue durée (ALD) ;
  • les patients atteints de maladies rares telles que définies par la réglementation ;
  • les patients résidant en zones dites « sous-denses », telles que définies à l’article 1434-4 du Code de la santé publique et dans lesquelles s’appliquent les aides démographiques conventionnelles ;
  • les patients résidant en établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou en structures médico-sociales ;
  • les personnes détenues.

Avant la fin de l’année 2020, après observation de la période de montée en charge des premiers actes de téléexpertise, l’ouverture de ces actes au bénéfice d’autres catégories de patients sera envisagée.

 

Comment se déroule une téléexpertise ?

Quelle que soit la situation clinique, le médecin doit demander et recueillir le consentement préalable du patient.

À l’issue d’une téléexpertise, le médecin requis rédige un compte rendu, l’archive dans son dossier patient, dans le Dossier Médical Partagé (DMP) du patient, le cas échéant, et le transmet au médecin requérant.

 

Quels sont les prérequis nécessaires à la téléexpertise ?

La connaissance préalable du patient par le « médecin requis » est nécessaire au moment de la réalisation d’un acte de téléexpertise de niveau 2 (téléexpertise présentant un certain degré de complexité), afin que celui-ci puisse disposer des informations médicales nécessaires à un avis médical de qualité. Cette condition de connaissance préalable est facultative pour l’acte de téléexpertise de niveau 1 (téléexpertise plus simple).

La téléexpertise n’exige pas un échange par vidéotransmission (à la différence des actes de téléconsultation). Elle doit en revanche faire l’objet d’un échange en synchrone (direct) ou asynchrone (en différé) entre deux médecins, via une messagerie sécurisée de santé.

L’équipement doit en outre être adapté à l’usage de la téléexpertise avec une couverture des services nécessaires (envoi d’images, photographies, tracés…).

 

Sources

Ameli : la téléexpertise

 

 

 

Pour quels motifs téléconsulter ?

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